Chapitre premier
Ouverture
« L’impératif d’ouvrir le débat »
La Présidentielle 2027 est en approche. Cette élection n’est peut-être pas la der des ders, chacun sent pourtant bien qu’elle est vraiment importante. Je suis Français, mais comme un autre. À quoi puis-je contribuer de positif dans cet évènement qui me dépasse complètement ? Le suivre et le commenter ? Oui. Mais c’est ce que je fais depuis deux décennies : le monde avance, les regards passent et qu’est-ce qui change, qu’est-ce qui a changé ? La vie politique étant mon pain quotidien, j’ai eu publiquement raison sur deux ou trois choses avec dix ans d’avance, j’y reviendrai ; et alors ?
Une fois de plus, ce qui est produit en France en ce moment est une vieille soupe resalée au goût du jour. Le futur de l’avenir de l’Intelligence Artificielle, rétablir la Paix civile, avec ou sans matraque selon les goûts ; taxer moins mais imposer plus, le contraire aussi ; la Retraite en avance, ou peut-être bien plus tard car l’animal est mobile ; dégonfler la Dette renflée ; réindustrialiser les chômeurs et sans doute prévoir pour ce faire des usines pleines d’astuces ? Protéger la planète est celui que je préfère ce soir, il me rappelle que je vous écris un jour de pleine Lune. Elle me prie d’ailleurs de vous dire que toutes ces questions sont réellement pertinentes. Et qu’il en existe bien d’autres. Et que de l’endroit de ce pays où vous vous trouvez actuellement sous le ciel, vous en connaissez certainement plusieurs de la même importance. Autant de sujets préoccupants, mais que les candidats les plus visibles à cette élection présidentielle de 2027 passeront pourtant sous silence.
Pourquoi ? Parce que c’est sans fin, et qu’aucun des candidats ne voudra dire ce qu’il sait. Au point de vue de sa structure, un pays est comme un système, une horlogerie. Si l’une de ses pièces dévisse, même l’air de rien, c’est son fonctionnement d’ensemble qui se dégrade peu à peu, jusqu’à la rupture. D’ici là, on peut vous passionner sur ceci et cela, oui. C’est ce qui est fait sans arrêt depuis des décennies. Mais tout ce qui en découle, c’est la garantie que le territoire des solutions au dérèglement général de ce pays ne sera jamais abordé. Puisque, aussi, s’en tenir sagement éloigné est pour tous ces candidats le moyen de ne trop fâcher personne, pour récolter autant de voix que possible en avril 2027. En France, aucun mandat électif n’est impératif, même a minima. Promettez ce que vous voulez, qui pourra sembler sérieux aussi bien, vous ne serez jamais comptable de rien sur rien. « Travaillez plus pour gagner plus » ; « Mon ennemi, c’est la Finance » ; « Je traverse la rue, je vous en trouve du travail » ; merci Nicolas, François, Emmanuel, mais quand est-ce que tout cela s’arrête ?
Ma dignité de citoyen m’interdit de participer à ce théâtre.
D’abord parce que c’est dégradant, surtout parce que cela procède d’une vision profondément fausse. Ne pas pouvoir aborder tous les aspects d’un problème indique exactement ce qui est utile pour aider à le résoudre : aller à l’essentiel. Ce qui revient à plonger aux racines de nos maux, et à en revenir avec les quelques principes susceptibles de les soigner. Ensuite tout le reste suit et suivra, comme dans tout système où tout s’enchaîne : le problème source étant traité, l’ensemble se remet peu à peu en place. Étant entendu que la mise en œuvre de ces principes doit être tranchée par la seule Autorité légitime en France : le Peuple Français, et personne d’autre.
Ici, je ne prétends pas à l’exclusivité ou à l’exhaustivité ; je désire en revanche porter cette discussion-là dans le seul but utile et nécessaire : transformer la colère.
Fin de l’extrait